Hématite Blackwood est une jeune vampire un peu spéciale. Non-conformiste dans l’âme, elle aime la poésie, mais se répugne du goût du sang. Au grand désarroi de ses parents, elle préfère se nourrir de légumes et refuse de fréquenter l’Académie Diaemus, prestigieuse école où tous les vampires se scolarisent. À travers le personnage de ses deux parents, dépeints comme distingués et sophistiqués, nous comprenons assez vite que les vampires représentent une classe élevée de la société.

Mélancolique à souhait, Hématite ne se reconnait pas dans cet héritage aristocratique et se plonge dans divers scénarios mettant en scène le beau Émile, un autre étudiant de la Wolven school dont elle est amoureuse. C’est grâce à son amie goule, Drunela, qu’elle se lie progressivement d’amitié avec les autres de la bande, qui sont aussi des créatures fantastiques dotées d’une personnalité rebelle et marginale.

Ce premier tome de la série amène le lecteur dans un univers occulte où l’esthétique victorienne se mêle à la juvénilité de l’adolescence, avec une touche d’humour noir qui n’est pas sans rappeler l’imaginaire de The Addams Family. On constate aussi que les humains cohabitent avec les êtres surnaturels d’une mystérieuse façon. Pendant une intervention des forces de l’ordre qui fait feu lors d’un concert clandestin, on comprend que les relations entre les différents types d’êtres qui composent l’univers de la bande dessinée reposent peut-être sur un équilibre assez fragile. Peut-être cet aspect serait-il développé dans les tomes suivants, à suivre!