Coup de coeur

DES EMPLOYÉS

Tous les goûts sont dans la nature. Voici quelques-unes des trouvailles que notre personnel vous recommande.

La Librairie Poirier c’est une équipe de plus de 25 personnes passionnées. Nos libraires se démarquent par leur enthousiasme et leur expertise. Ils ont à cœur la promotion de la culture et se font un devoir de faire découvrir le plaisir de la lecture. Ils sont là pour vous aider à trouver LE livre. Notre équipe est comme une famille et chacun travaille vers un but commun. Toujours partants pour innover et trouver une façon originale de faire rayonner la littérature d’ici !

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♥ Coup de coeur de François, libraire à la succursale de Trois-Rivières ♥

Vera Greentea 

Éditeur GLENAT
Paru le 

Le grimoire noir

La vie n’est pas toujours facile, lorsqu’on a 15 ans et qu’on est d’humeur morose. Elle est peut-être plus ardue encore pour Bucky Orson, jeune résident de Blackwell, la seule commune (fictive!) des États-Unis où l’usage de la magie n’est pas perçu comme un acte criminel, et où les sorcières peuvent vivre librement avec leur famille. Étrangement, seules les femmes y sont dotées de pouvoirs magiques. Alors que sa petite sœur disparaît dans des circonstances pour le moins singulières et que les sanglots de sa mère inondent littéralement la ville, Bucky mène sa propre enquête afin de retrouver la fillette. D’autant plus que son père, shérif de la ville, demeure impuissant à le faire tant il craint que les tensions entrainent une nouvelle « chasse aux sorcières ». Heureusement, Bucky sera aidé dans sa tâche par Chamomile, sa meilleure amie aux pouvoirs insoupçonnés. Et si cette mystérieuse disparition était reliée aux origines de l’étrange ville de Blackwell? Yana Bogatch et Vera Greentea ont concocté, avec Grimoire noir, un roman graphique d’un somptueux romantisme gothique. Pratiquement dénuées de couleurs, les splendides illustrations de Yana Bogatch semblent néanmoins surgir de la page tant elles sont stylisées. Les fans de fantastique et de surnaturel seront comblés par cet album à la fois original et captivant!

♥ Coup de coeur de Laurence P., libraire à la succursale de Trois-Rivières ♥

Victoria Maderna 
Federico Francisco Piatti

Éditeur DARGAUD 
Paru le 

Hématite T.1: Sérénade

Hématite Blackwood est une jeune vampire un peu spéciale. Non-conformiste dans l’âme, elle aime la poésie, mais se répugne du goût du sang. Au grand désarroi de ses parents, elle préfère se nourrir de légumes et refuse de fréquenter l’Académie Diaemus, prestigieuse école où tous les vampires se scolarisent. À travers le personnage de ses deux parents, dépeints comme distingués et sophistiqués, nous comprenons assez vite que les vampires représentent une classe élevée de la société.

Mélancolique à souhait, Hématite ne se reconnait pas dans cet héritage aristocratique et se plonge dans divers scénarios mettant en scène le beau Émile, un autre étudiant de la Wolven school dont elle est amoureuse. C’est grâce à son amie goule, Drunela, qu’elle se lie progressivement d’amitié avec les autres de la bande, qui sont aussi des créatures fantastiques dotées d’une personnalité rebelle et marginale.

Ce premier tome de la série amène le lecteur dans un univers occulte où l’esthétique victorienne se mêle à la juvénilité de l’adolescence, avec une touche d’humour noir qui n’est pas sans rappeler l’imaginaire de The Addams Family. On constate aussi que les humains cohabitent avec les êtres surnaturels d’une mystérieuse façon. Pendant une intervention des forces de l’ordre qui fait feu lors d’un concert clandestin, on comprend que les relations entre les différents types d’êtres qui composent l’univers de la bande dessinée reposent peut-être sur un équilibre assez fragile. Peut-être cet aspect serait-il développé dans les tomes suivants, à suivre!

♥ Coup de coeur de Kylian, libraire à la succursale de Trois-Rivières ♥

Par Maxime Rovere

Éditeur FLAMMARION
Paru le 5 mars 2019

Le clan Spinoza

Pour la philosophie moderne, le nom de Baruch Spinoza représente à lui seul un monument d’une grandeur qui ne cesse de croitre grâce aux études consacrées à son œuvre. À travers un roman historique d’une érudition admirable, qui rappelle le chef-d’œuvre de Stephen Greenblatt Quattrocento, Maxime Rovere nous plonge au cœur du monde intellectuel des Pays-Bas du XVIIe siècle qui peut se caractériser par un climat de contestation de plus en plus dynamique. Le « clan Spinoza » ce n’est pas une famille, c’est un cercle social composé d’amis à l’esprit têtu et survolté à la recherche d’une raison et d’une liberté authentique. C’est ici que la beauté du roman apparaît, car Maxime Rovere ne dédit pas son livre à Spinoza, mais au milieu social dans lequel il a vécu. Le clan Spinoza, c’est la fresque d’une prise de conscience de la part des intellectuels hollandais du XVIIe siècle qui cessent progressivement de voir et comprendre le monde à travers les seuls yeux de la religion.

 Un ouvrage passionnant, sans personnage principal, qui synthétise avec brio les enjeux philosophiques, morales et humains qui ont hanté et secoué le XVIIe et XVIIIe siècle occidental.