Parlons poésie

Parlons poésie

Le vendredi 25 septembre à 17h à la succursale de Trois-Rivières, l’auteur trifluvien Guy Marchamps, récipiendaire du prix arts excellent 2026 de Culture Mauricie pour son recueil de textes Sur le chemin des petits cailloux, vous convie à un 5 à 7 pour échanger sur la poésie. Un verre de l’amitié sera servi. 

Pour avoir une idée du nombre de personnes attendues et ainsi mieux les accueillir, nous vous invitons à remplir le formulaire d’inscription.

À propos de l’auteur

Né à Trois-Rivières en 1958, il est cofondateur de la revue Le Sabord.  De 1989 à 1992, il a aussi été membre du conseil d’administration puis président de la Société de développement des périodiques culturels québécois. Depuis 1980, il a organisé un grand nombre de soirées de poésie et de rencontres littéraires un peu partout au Québec. Il a publié plusieurs recueils de poèmes, ainsi que de nombreux textes dans une vingtaine de périodiques tant au Québec qu’à l’étranger.

À propos du livre

Si vous allez dans un cimetière juif à Montréal, vous remarquerez des cailloux posés sur les pierres tombales. Étrange coutume se dit-on, cependant pas plus spéciale que déposer des fleurs. Les fleurs, c’est beau, ça sent bon, c’est coloré, tandis qu’un caillou… Mais pour ma part, ce petit caillou m’émeut (ce qui ne m’empêche pas d’apprécier les fleurs). On dit qu’à chaque visite au cimetière, un caillou est déposé pour signifier au défunt que quelqu’un est venu le voir. Je trouve que le caillou est moins pompeux que les fleurs (sans compter que ces dernières fanent contrairement au caillou). Ce petit galet a peut-être des milliers d’années. Il doit bien avoir une petite idée sur l’éternité. Il dure, peu importe les intempéries, des civilisations passent, pas lui. Il est une incarnation de la matière qui dure. La mort essaie de lui faire concurrence avec ses os, mais c’est le caillou qui gagne toujours. Il reflète le simple bonheur d’être là, en tout abandon. Son silence rejoint celui du défunt. Parce que l’allégorie est belle, j’irai déposer un caillou sur la tombe de mes parents. J’apporterai aussi des fleurs, question de ne pas les dépayser. Mais encore, pourquoi pas des bonbons, « parce que les bonbons, c’est tellement bon »

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Le vendredi 25 septembre à 17h à la succursale de Trois-Rivières, l’auteur trifluvien Guy Marchamps, récipiendaire du prix arts excellent 2026 de Culture Mauricie pour son recueil de textes Sur le chemin des petits cailloux, vous convie à un 5 à 7 pour échanger sur la poésie. Un verre de l’amitié sera servi. 

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À propos de l’auteur

Né à Trois-Rivières en 1958, il est cofondateur de la revue Le Sabord.  De 1989 à 1992, il a aussi été membre du conseil d’administration puis président de la Société de développement des périodiques culturels québécois. Depuis 1980, il a organisé un grand nombre de soirées de poésie et de rencontres littéraires un peu partout au Québec. Il a publié plusieurs recueils de poèmes, ainsi que de nombreux textes dans une vingtaine de périodiques tant au Québec qu’à l’étranger.

À propos du livre

Si vous allez dans un cimetière juif à Montréal, vous remarquerez des cailloux posés sur les pierres tombales. Étrange coutume se dit-on, cependant pas plus spéciale que déposer des fleurs. Les fleurs, c’est beau, ça sent bon, c’est coloré, tandis qu’un caillou… Mais pour ma part, ce petit caillou m’émeut (ce qui ne m’empêche pas d’apprécier les fleurs). On dit qu’à chaque visite au cimetière, un caillou est déposé pour signifier au défunt que quelqu’un est venu le voir. Je trouve que le caillou est moins pompeux que les fleurs (sans compter que ces dernières fanent contrairement au caillou). Ce petit galet a peut-être des milliers d’années. Il doit bien avoir une petite idée sur l’éternité. Il dure, peu importe les intempéries, des civilisations passent, pas lui. Il est une incarnation de la matière qui dure. La mort essaie de lui faire concurrence avec ses os, mais c’est le caillou qui gagne toujours. Il reflète le simple bonheur d’être là, en tout abandon. Son silence rejoint celui du défunt. Parce que l’allégorie est belle, j’irai déposer un caillou sur la tombe de mes parents. J’apporterai aussi des fleurs, question de ne pas les dépayser. Mais encore, pourquoi pas des bonbons, « parce que les bonbons, c’est tellement bon »

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